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Formation Berger/Vacher transhumant
 

Berger, un métier d'avenir

Jérôme, apprenti de la promotion berger vacher pluriactif 1999-2001

Le métier de berger ça s'invente pas. L'imagerie populaire, celui d'une population sans grande culture pastorale associera le métier à ces grandes étendues vertes, baignées de soleil. Le berger, homme (femme ?) apathique, regarde ses bêtes manger du lever au coucher du soleil... Il a cette peau cuivrée par le soleil, tant prisée des touristes du 15 août, il est toujours accompagné par son fidèle chien... Et la réalité ? Où commence-t-elle ? Où s'arrête-t-elle ? Certainement pas là.
Mon vieux, il m'a bien fallu une saison entière là-haut pour te raconter la suite des événements, le revers de la médaille. Oh ces revers ne sont pas des obstacles infranchissables mais ils ternissent sacrément une imagerie populaire un peu borgne, toujours partiale... Pense à ces journées où le brouillard récidiviste, complique sacrément les tâches quotidiennes, à la recherche de ton troupeau, de la montagne et des fois de toi-même. Pense à ces pluies battantes, à ces journées orageuses ou encore celle mi-figue, mi-raisin. « Oh là, oh là me diras-tu, calme les mules... » J'ai mon carnet d'estive avec les relevés météo si tu veux les voir, et cette année je monterai un pluviomètre à la cabane. Et je peux parler aussi du chien qui capote, qui t'enverras les bêtes en sens contraire, etc, etc. Tiens prends mon mouchoir. Le métier de berger pour moi se situe au-delà de ces difficultés ou des ces facilités... c'est un tout. Moi j'ai toujours à l'esprit que au-dessus des nuages, le ciel est toujours bleu.

Benat MERLE, apprenti de la promotion berger vacher pluriactif 2003-2005

Je suis venu au métier de berger parce que j'aime les animaux, la montagne et l'environnement. J'ai cette attirance depuis l'enfance. Je suis donc entré en formation de berger vacher pluriactif en montagne pyrénéenne pendant 2 ans, puis je suis devenu ouvrier salarié en montagne. Durant deux hivers, je suis parti en Irlande comme salarié agricole pour m'occuper de brebis laitières. Aujourd'hui, j'aimerais pouvoir m'installer.

C'est un métier plein de vie avec de multiples facettes: on part de la bonne herbe et on arrive au fromage. Les conditions de travail sont originales, soumises au rythme du troupeau, avec le travail du chien. Quant à la transformation, c'est un travail manuel qui correspond à la finalité du travail réalisé pendant la journée. Notre métier s'intègre à l'entretien de la montagne, essentielle à notre vie.

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